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Jarres indiennes anciennes : histoire, usages et idées pour les intégrer chez soi

Jarres indiennes anciennes : histoire, usages et idées pour les intégrer chez soi

Avant de trouver leur place dans nos maisons, nos grandes jarres anciennes faisaient partie du quotidien des campagnes indiennes. Les plus grandes servaient à conserver le grain, alors que les modèles plus petits étaient utilisés pour garder l’eau potable au frais.

Aujourd’hui, ces pièces anciennes trouvent une seconde vie dans nos intérieurs et nos jardins. Leur patine, leurs irrégularités et leurs proportions parfois spectaculaires en font des objets à part.

des jarres façonnées pour le quotidien des campagnes indiennes

Nos grandes jarres indiennes en terre cuite sont des pièces anciennes, pour certaines datées du milieu du XXe siècle. Elles proviennent des campagnes indiennes où elles étaient utilisées dans les foyers pour stocker les céréales et autres denrées sèches.

Le stockage du grain dans des contenants fabriqués localement a longtemps occupé une place importante dans la vie rurale indienne. Selon les régions, différents matériaux étaient employés, notamment la terre et l’argile, particulièrement adaptées à la fabrication de grands récipients domestiques.

Ces jarres étaient réalisées à la main par des artisans potiers à partir d’argiles locales. Leur forme n’était donc pas pensée comme un choix esthétique : elle répondait avant tout à un usage. Une large panse permettait de stocker une quantité importante de grain, alors qu’une ouverture plus étroite facilitait sa conservation.

La plupart possédaient également, dans leur partie basse, un petit orifice parfois équipé d’un système très simple faisant office de robinet qui permettait de prélever le grain au fur et à mesure des besoins en cuisine, sans avoir à ouvrir la jarre par le haut. Lors des longues périodes de conservation, cette ouverture pouvait être rebouchée à l’aide de chiffons et de terre afin de mieux protéger son contenu.

C’est notamment le cas de nos grandes jarres Anaaj, dont certaines dépassent largement un mètre de hauteur.

Les modèles plus petits, comme nos jarres Paani, avaient une autre fonction. Leur fond rond et leur forme généreuse étaient adaptés au stockage de l’eau potable. Elles étaient généralement installées à portée de main, sur un support permettant de les maintenir stables.

Au Rajasthan, ce support est appelé Ghaduchi, tandis qu’au Gujarat, on le nomme Paniyaro, un terme qui renvoie à paani, « eau » en hindi. À proximité se trouvait généralement un petit pot en terre cuite, utilisé pour se servir directement dans la jarre : il suffisait de le plonger dans l’eau pour remplir le récipient. 

La terre cuite avait également un intérêt très concret : lorsqu’elle n’est pas émaillée, elle reste légèrement poreuse. Une petite quantité d’eau peut alors traverser la paroi avant de s’évaporer à sa surface. Cette évaporation contribue naturellement à maintenir l’eau plus fraîche.

Avec l’évolution des modes de vie et des habitudes alimentaires, ces grands contenants domestiques ont progressivement perdu leur fonction d’origine. Dans les villages d’où proviennent nos jarres, le stockage du grain à la maison est devenu moins courant, notamment avec un accès plus facile à des produits déjà transformés.

Ces grandes poteries sont ainsi devenues plus rares. Celles que nous trouvons aujourd’hui portent encore les traces de leur première vie : différences de teintes, marques, petites réparations, irrégularités de surface... Des particularités que nous choisissons de conserver, car elles font pleinement partie de leur histoire.

Schéma d'un ghaduchi, le support permettant de tenir les jarres à eau au Rajasthan. 

Anaikya, Vernacular Furniture of Rajasthan, Mansi S Rao, Ben Cartwright & Samrudha Dixit

Véritable ghaduchi indien, trouvé autrefois dans la région du Rajasthan. 

Anaikya, Vernacular Furniture of Rajasthan, Mansi S Rao, Ben Cartwright & Samrudha Dixit

Schéma d'un paniyaro, le support permettant de tenir les jarres à eau au Gujarat.

Sahaj, Vernacular Furniture of Gujarat, Mitraja Bais, Jay Thakkar, Samrudha Dixit & Ben Cartwright

Comment faire livrer une grande jarre indienne chez soi ?

Lorsqu’on découvre une jarre de cette taille, la question de la livraison arrive souvent très vite.

C’est une logistique que nous connaissons bien chez Orpaï. Toutes nos jarres indiennes sont expédiées sur palette, quelle que soit leur taille.

Les plus grandes pièces sont installées dans une caisse bois spécialement prévue pour leur transport, elle-même fixée sur une palette. La jarre est soigneusement calée et protégée pour limiter les mouvements pendant le trajet.

Les formats plus petits sont emballés dans des cartons adaptés, puis eux aussi installés et sécurisés sur palette.

Chaque pièce étant différente, l’emballage est adapté à ses dimensions, à sa forme et à sa fragilité.

Avant de commander une jarre de très grand format, nous conseillons néanmoins de vérifier attentivement son futur parcours dans la maison : largeur de la porte d’entrée, couloir, escalier, ascenseur, accès à la terrasse...

Certaines de nos grandes Anaaj approchent ou dépassent 90 cm de largeur. Quelques mesures prises en amont permettent donc d’éviter les mauvaises surprises le jour de la livraison.

où installer une jarre indienne ?

À l’intérieur, une grande jarre peut être installée telle quelle. Elle n’a pas forcément besoin d’être remplie ou accessoirisée : ses proportions, sa matière et sa patine suffisent souvent à créer un point d’intérêt dans la pièce. Une grande Anaaj peut presque être considérée comme une sculpture.

Les jarres plus petites à fond rond nécessitent quant à elles un support pour rester parfaitement stables. On peut toutefois choisir de les laisser sur leur fond rond, en acceptant qu'elles penchent plus ou moins légèrement, accentuant ainsi un effet wabisabi.

On pourra y glisser quelques branches sèches, de grandes tiges ou une composition végétale très simple.

Si vous souhaitez utiliser des fleurs fraîches, nous conseillons toutefois de placer un récipient étanche à l’intérieur de la jarre plutôt que de la remplir directement d’eau. Une terre cuite ancienne non émaillée reste naturellement poreuse.

et à l'extérieur ?

Les jarres peuvent également trouver leur place sur une terrasse, dans un patio, sous un porche ou au jardin.

Quelques précautions sont cependant nécessaires, surtout en hiver.

La terre cuite étant poreuse, elle peut absorber de l’humidité. Lorsque l’eau gèle, elle augmente de volume et peut fragiliser la matière. Ce phénomène concerne particulièrement les poteries anciennes qui n’ont pas été conçues comme des pots contemporains résistants au gel.

Nous recommandons donc de ne pas laisser d’eau stagner au fond de la jarre pendant l’hiver. L’idéal est de couvrir son ouverture lorsque de fortes pluies ou des périodes de gel sont annoncées. On pourra également percer le fond de la jarre à l'aide d'une perceuse et d'une mèche adaptée.

Il est également préférable de surélever légèrement la jarre à l’aide de cales en bois ou de petits supports, afin qu’elle ne repose pas directement sur un sol humide ou gelé.

Ces quelques gestes permettent de profiter d’une jarre ancienne à l’extérieur tout en limitant les risques liés au froid et à l’humidité.

Comment intégrer une jarre indienne dans sa décoration ?

Une jarre ancienne attire naturellement le regard. Il n’est donc pas nécessaire d’en faire beaucoup autour d’elle.

Dans un intérieur aux influences wabi-sabi, elle trouve facilement sa place parmi des matières naturelles : bois brut, enduits à la chaux, lin, pierre, fibres végétales…Les irrégularités de la terre cuite et les traces du temps s’accordent particulièrement bien avec ce type d’univers.

Mais une jarre indienne peut aussi fonctionner dans un intérieur beaucoup plus contemporain.

Placée à côté d’un canapé aux lignes très simples, d’une grande table en bois ou contre un mur épuré, elle apporte immédiatement de la matière et du relief. Le contraste entre un objet ancien et un décor plus minimaliste peut être particulièrement intéressant.

À l’extérieur, le principe reste le même.

Une grande jarre posée contre un mur en pierre, sur une terrasse minérale ou au milieu d’une végétation assez libre peut structurer l’espace à elle seule. Elle fonctionne particulièrement bien entourée de graminées, d’oliviers ou d’essences méditerranéennes.

Elle n’a d’ailleurs pas forcément besoin d’être utilisée comme cache-pot ou comme vase.

intérieur

extérieur

Utilisez les flèches droite et gauche pour naviguer dans les images avant et après.

Une pièce ancienne qui continue de raconter son histoire...

Ce qui nous plaît dans ces jarres, c’est précisément qu’elles n’ont jamais été imaginées comme des objets de décoration.

Elles ont été fabriquées pour servir.

Elles ont contenu du grain ou de l’eau, ont été manipulées quotidiennement et ont parfois traversé plusieurs décennies avant d’arriver jusqu’à nous.

Aujourd’hui, leur fonction change mais leur histoire reste visible. Une jarre qui se trouvait autrefois dans un foyer rural indien peut désormais prendre place dans une entrée, un salon, un jardin ou sur une terrasse.

Et puisqu’elles ont toutes été réalisées à la main et ont vécu différemment, aucune n’est parfaitement identique à une autre.

C’est sans doute ce qui les rend si particulières : on ne choisit pas seulement un modèle ou une dimension, mais sa propre pièce.

Foire aux questions

Qu’est-ce qu’une jarre indienne ancienne ?

Une jarre indienne ancienne est un récipient en terre cuite façonné à la main et autrefois utilisé dans les foyers ruraux indiens. Selon leur taille et leur forme, ces jarres servaient notamment à conserver le grain, les denrées sèches ou l’eau potable.

À quoi servaient les anciennes jarres indiennes en terre cuite ?

Les grandes jarres servaient principalement au stockage du grain et des céréales, tandis que les modèles plus petits pouvaient être utilisés pour conserver l’eau potable. Leur forme répondait donc avant tout à un usage domestique.

Comment reconnaître une véritable jarre indienne ancienne ?

Une jarre ancienne présente généralement une patine naturelle, des variations de teinte, des irrégularités de forme ou des traces d’usage. Ces particularités témoignent de sa fabrication artisanale et de son histoire.

Où placer une grande jarre indienne dans la maison ?

Une grande jarre peut trouver sa place dans une entrée, un salon, près d’un escalier ou contre un mur dégagé. Ses proportions et sa patine suffisent souvent à créer un véritable point focal dans la pièce.

Peut-on installer une jarre ancienne en terre cuite à l’extérieur ?

Oui, une jarre ancienne peut être installée sur une terrasse, dans un patio ou au jardin. Elle doit toutefois être protégée de l’humidité excessive et du gel, car la terre cuite ancienne est naturellement poreuse.

Comment choisir la taille d’une jarre indienne ancienne ?

Le choix dépend de l’espace disponible et de l’effet recherché. Pour une très grande jarre, pensez également à vérifier la largeur des portes, couloirs, escaliers ou ascenseurs avant la livraison.

Comment entretenir une jarre indienne ancienne en terre cuite ?

Un dépoussiérage doux avec un chiffon sec ou une brosse souple suffit généralement. Évitez les produits agressifs et les nettoyages à grande eau afin de préserver la terre cuite et sa patine.